Samedi, je suis allée chez le coiffeur, j’aime bien aller chez ce coiffeur, c’est un vieux salon dans lequel viennent plein de jolies mamies pour faire leur couleur blanc bleutée et leur mise en plis. Elles ont toujours le sourire et le coiffeur les bichonne, il leur dit qu’elles sont toujours aussi belles que lorsqu’il était apprenti et elles rosissent de plaisir jusqu’aux pommettes.

Dominique le coiffeur, un vieux beau qui refuse de donner son âge quand elles le lui demandent, c’est un as du sèche-cheveux et du bigoudi le Domi! Lorsqu’elles passent entre ses mains avant de se faire masser le bas des reins par son stressless de compétition, elles ressortent toutes revigorées les aïeules!

Je suis plongée dans un recette de cuisine légère mais goûteuse de “Elle” quand une dame trés agée, entre marchant avec difficultée avec ses cannes, immédiatement Dominique, se précipite, lui ouvre la porte, lui tend le bras, lui retire sa veste avec le respect et la délicatesse que l’âge de la dame impose, il la complimente sur sa robe, lui dit qu’elle sent bon, dépose ses cannes et son vestiaire dans le placard avant de lui proposer un café et un chocolat, elle dit qu’elle fait attention à sa ligne et il lui répond qu’avec un corps parfait comme le sien elle peut se le permettre, elle sourit et je me dit qu’elle est sûrement veuve et que cela doit faire un moment qu’un petit jeune de 60 ans n’a pas dû lui faire un compliment ou lui tripoter la toison argentée!

Pendant que l’apprenti m’inonde le col et me brûle le cuir chevelu avec son Dyson avant de m’oublier sous le casque, j’observe Madame Bleuet, elle sourit lève un sourcil quand une dame à côté essaie de lui demander son avis sur le vaccin et toussotte quand une autre lui parle de ses problèmes de santé, elle esquive une autre qui tente de lui montrer les photos de ses petits-enfants et glousse quand Dominique la fait “rouler” sur le fauteuil jusqu’au bac en l’appelant “ma princesse”.

Lorsqu’elle paye à la caisse, elle lui glisse un billet de 5 € dans la poche de sa veste, il fait semblant de ne pas le voir, juste avant de partir, elle demande un rendez-vous pour la semaine prochaine, surpris il l’inscrit sur son agenda, puis elle demande un autre rendez-vous pour les deux semaines qui suivent, étonné Dominique lui demande: “Madame Bleuet, vous ne venez qu’une fois par mois d’habitude ?” et elle répond avec des trémolos dans la voix “Mes enfants, s’inquiètent avec mon état de santé qui se dégrade, du coup, je vais aller dans une très bonne maison de retraite, dans laquelle il y a un salon de coiffure et ils m’ont déjà prévenus qu’ils n’auraient pas le temps de m’ammener vous voir “ le coiffeur lui répond qu’il connaît la coiffeuse de cet ephad et qu’elle sera très bien là bas, mais Madame Bleuet ne l’écoute déjà plus, affairée à mettre son foulard sur sa mise en plie. Mon cœur se brise, j’ai envie de proposer à la dame de venir la chercher, une fois par mois, et après comme elle sera jolie, on ira siroter un muscadet en terrasse avant de retourner dans son ephad montrer sa nouvelle coiffure à ses copines, mais je n’ai pas osé !

En rentrant, j’appelle ma maman, je lui promets que je trouverai toujours le temps de l’emmener chez Dominique se faire belle et siroter un muscadet en terrasse ! Elle me répond : « c’est gentil de penser à mes vieux jours, mais ton coiffeur de mémère à mon âge et s’il officie encore d’ici à ce que j’aille en maison de retraite, il n’y verra plus bien claire autant me faire coiffer par la coiffeuse de l’ehpad, il a dit qu’elle était très bien !! »

Note pour plus tard : chercher dans mon arbre généalogique de qui peut bien me venir mon empathie, car visiblement, ce n’est pas du côté maternel !

#coiffeur #ephad #miseenplis #blancbleuté #mamie #toisonargentée @rosylapommette

Et vous quel genre de maraudeur (euse) êtes vous?

Au moyen-age, le maraudeur était une personne répréhensible qui se livrait à des larcins souvent sans grandes envergures… Aujourd’hui, ce terme est utilisé pour les membres d’une équipe qui vient en aide aux autres.

Depuis que je fais des maraudes, j’ai changé plusieurs fois de groupe en fonction des besoins et j’ai constaté que comme dans une entreprise, les profils sont sensiblement les mêmes comme si pour s’organiser un microcosme avait besoin des mêmes personnalités, il y a toujours :

L’organisé (e): il ou elle organise son caddie, afin d’être certain (e) de savoir où tout se trouve pour être efficace et servir le maximum de bénéficiaires de la manière la plus optimale, il ou elle saura toujours où trouver ce petit truc qui manquerait cruellement si on ne le trouvait pas !

La pipelette ou le pipelet : même au pire moment de la maraude (allées de chartres quand il faut passer sous les barrières du parking et tirer son caddie, sur les graviers de la place des quinconces, sans se faire écraser par une voiture ou un tram et sans insulter un automobiliste impatient) au moment ou les roues se coincent, il ou elle trouvera toujours une anecdote à raconter, le temps que tu l’écoutes et que tu reprennes ton souffle nous sommes déjà au grand théâtre. Le pipelet ou la pipelette écoute toujours avec bienveillance les histoires des bénéficiaires, même les plus farfelues !

L’étourdie : il ou elle oublie régulièrement son caddie ou se trompe de chariot, arrive généralement en retard parce qu’il ou elle n’a pas pris le bon tram, où c’est trompé de route, mais sera toujours là quand il le faut au moment opportun.

Celui ou celle qui a la larme facile : il ou elle fond en larmes quand il ou elle voit un chien, un enfant ou un bénéficiaire qui en a gros sur le cœur, malgré son extrême empathie et son cœur d’artichaut, il ou elle a tellement envie d’aider son prochain qu’avec beaucoup de force, il ou elle fait fi de ses états d’âmes pour être là, quitte à utiliser deux paquets de kleenex par maraude. (voir 3 quand il faut distribuer les boîtes de Noël)

Le ou la stressée : il ou elle a refilé sa couvée à une amie, chéri (e) ou à ses parents, les a fait manger, a vérifié que ses petits n’avaient pas de fièvre, avant de culpabiliser de les laisser à la maison, pour venir en maraude. Il ou elle remontera la fermeture du col d’un bénéficiaire parce qu’il fait froid, fera volontiers un câlin (lorsque les conditions sanitaires le permettent), diluera bien le sucre dans les cafés, les thés où les chocolats avant de les servir…

Le ou la chef: naturellement, sans que sa place ne soit définie dans l’association, tout le monde lui demande où sont les thermos,, oùest le supplément hygiène et les croquettes … ? Il ou elle ne répondra jamais : ”dans ton…” Il ou elle supervisera avec bienveillance et sera toujours désamorcé une situation conflictuelle.

Celui ou celle qui rend l’appareil : il ou en elle en a bavé des ronds de chapeau, jusqu’à ce qu’un jour une personne lui tende la main, un ou une inconnue qui lui a sauvé la vie, avec juste un sourire parfois ! Il ou elle cherche simplement à rendre cette main qui l’a sauvé !

Le ou la jeune : trouve que ce monde est injuste et refuse de devenir un adulte qui tourne la tête en pensant qu’il n’y a rien à faire !

Le ou la retraitée: il ou elle a pris soin de sa progéniture puis de ses petits-enfants, de ses collègues, de ses amis(e), mais il ou elle en a encore sous le pied compte bien être utile à celles et ceux qui en ont besoin!

Le glouton ou la gloutonne : la bouffe c’est sa vie, il ou elle prépare des soupes, des blanquettes, des gâteaux… Parce qu’il ou elle ne peut pas supporter l’idée que d’autres aient faim !

Et vous tous aussi, ceux ou celles qui donnent leurs fond de porte monnaie avec un sourire, ceux qui achètent un peu plus les jours de collecte pour remplir les caddies des associations quitte à faire l’impasse sur un truc pour eux, ceux qui donnent le dessert de leur menu à quelqu’un qui a faim, celles et ceux qui vident leurs dressings et qui nous appellent au lieu de jeter ou de vendre, celles et ceux qui travaillent dans des commerces, des restaurants ou des boulangeries et qui sortent pour nous donner les invendus, ces restaurateurs qui prennent du temps pour préparer des repas au lieu de pester contre ceux qui sont là!!!

Râler, sans rien faire, ne sert à rien ! Bouger, aider, aimer, parler, sourire, récolter, remonter un col, pleurer, s’émouvoir, préparer une soupe, un café ou un thé, le touiller … C’est déjà plus que ce que beaucoup d’autres sont capables d’offrir ! Même si nous sommes souvent désarmés face à la misère et que nous savons que ce que nous faisons est loin de suffire, il faut continuer à donner, venir, collecter, trier, préparer et aimer ! Sans les associations et vos actions, il n’y aurait vraiment plus rien!!!

#lesrobinsdelarue #maraudebordeaux #bordeauxmaville #association #donnerdesontemps #aider #bordeaux #sdf #beneficiaires

Top 5, de ces trucs qui agacent au travail, depuis la COVID.


Le période est stressante et chacun se rassure comme il peut, la  pandémie donne lieu à moultes petites manies très énervantes de la part de mes collègues qui me donnent régulièrement envie, leur faire bouffer mon agrafeuse et les agrafes avec si je n’étais pas un être civilisé ! 


 1 : Nadine de la compta, qui déjà avant la pandémie, pourrissait l’open-space et mes sinus, avec ses huiles essentielles de ravintsara et d’arbre à thé au moindre éternuement , laisse maintenant de petits cotons sur chaque bureau imbibés de ses huiles!

 2 : Pétronille du marketing qui décident d’ouvrir toutes les fenêtres, coupant en plus le chauffage pour je cite « Ne pas chauffer dehors » !! Il fait – 1° bordel, tu aères ton bureau en coupant ton chauffage, si ça te fait plaisir, mais tu laisses ma fenêtre et mon chauffage vivre leur vie, sinon je t »agrafes tes extensions, tes faux cils et tes faux ongles au sommet de ta boite crânienne!!  

3 .Le commercial qui essaie de te faire la bise parce que je site « on est des bonhommes qui n’ont pas peur d’un virus!! » à qui tu refrénes une violente envie de répondre  » Je ne suis pas un bonhomme et je suis bien contente de ne pas l’être vu qu’a priori ça rend con! Je viens de te voir faire pipi sur le parking, en descendant de ta voiture sans te laver les mains!! Donc pas de check et encore moins de poignée de main, ni de bises qui te serviront à placer tes pognes salles sur mon épaule dans le meilleur des cas …! »

4: Ce collègue résolument contre le vaccin qui à chaque pause café se prend la tête avec celui qui est à fond pour le vaccin! Mais battez vous sur le parking une bonne fois pour toute pour qu’on en finisse! Je vais recoudre le perdant et après on aura enfin des ragots à jour! Des semaines que je ne sais plus qui suce qui ? Avec vos conneries! 

5: Et cette collègue, qui te dit que d’amener des croissants le matin, n’est pas « très COVID » alors qu’elle casse tous les matins un demi sucre dans son café avant de jeter l’autre moitié touchée avec ses deux patounes dans le sucrier !!!! 


Note pour plus tard: Lutter pour rester un être civilisé et planquer l’agrafeuse !!! 

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