Burne_Out

sticker-burne-outSyndrome d’épuisement professionnel  également désigné par l’anglicisme burn-out, combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l’activité professionnelle, et un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail.

C’est un peu comme pour le baby blues, on invente des termes « fun » pour qualifier ce qui peut cacher en réalité une profonde détresse psychologique. A cause de ces termes « gentillets »  tous ceux qui ont la chance de ne pas subir ce genre de traumas pensent qu’il suffit de prendre sur soit et de changer son attitude pour que les choses s’arrangent d’elles-mêmes…

Comme le disait Josette, employée de mairie dans une commune de moins de 40 habitants à son fils Jean-Paul lors du dernier repas de famille, alors que celui-ci tentait d’expliquer la façon dont il était traité par son chef de service Jean-Paul est manutentionnaire, dans l’un des entrepôts du groupe récemment dénoncé par France 2 pour sa parfaite maîtrise du harcèlement moral de ses employés.

Josette -« Oh dis!  Tu as un CDI, une bonne mutuelle, des tickets restau, des congés payés prends sur toi ! Tu n’es pas sûre de retrouver un CDI de nos jours! Tu ne les écoutes pas, tu fais ce que ton patron te dit, pis c’est tout!  » Ce que Josette ignore  c’est que son fils souffre de cette situation il a pris l’habitude de boire une petite bière pour se détendre en rentrant du travail, puis deux, puis trois … .Il prend aussi des médicaments pour dormir, d’autres pour se réveiller …

Longtemps réservé aux cadres qui finissaient par tout plaquer pour élever des chèvres dans le Larzac ou ouvrir une ferme apicole dans le Luberon  le burnout, s’attaque désormais aux emplois « dit subalternes ». Comme l’explique Jojo  ouvrier à la chaîne dans une société qui assemble en France des pièces de voitures Françaises fabriquées en Pologne et/ou en Roumanie pour des raisons évidentes de coûts de production.

JOJO- « Déjà qu’on est payé au ras des pâquerettes, maintenant on a même plus la fierté du travail accomplie, parce que le chef d’atelier passe la journée à nous rabâcher que si nous continuons à être aussi lents on ira tous pointer au « chomdu » et que les roumains qui travaillent déjà pour pas cher seront heureux d’assembler 300 pièces par heure sans moufter et en plus y font pas grève ! »

Ou Céline Caissière titulaire d’une agrégation de Français mais elle a dû se résoudre à garder ce qui devait être un job étudiant pour payer son loyer à qui on demande de faire 50 clients par heures avec le BAMS* (BAMS= Bonjour, Au revoir, Merci, Sourire

Céline – « 50 clients par heures, c’est le nombre de clients que est également imposé aux prostituées d’abattage sur les chantiers »  

Et Sergio commercial qui « grâce » à  l’arrivée du Smartphone, de l’ordi portable …  doit répondre lui-même à ses clients et planifier ses rendez-vous  sur la route ou depuis sa chambre au Formule 1.

Il y a aussi Marie auxiliaire de vie en maison de retraite qui n’a plus que 3 minutes 45 pour coucher chaque résidant.

Marie : « Ils s’en tamponnent que Joseph manque à Paulette au moment du couché. Je n’ai même plus le temps de demander à Madame Danielle si elle a pris ses médicaments pour le cœur ? Je dois en plus courir après la vielle Zeimer qui  pique le dentier de ses « copines » pendant qu’ils trempent dans le verre… 3 minutes 45 ils verront à leur âge s’ils arrivent à déboutonner leur robe de chambre en si peu de temps ! »

A tous ceux qui ne sont pas dans cette situation et qui  auront LA BONNE IDÉE en lisant ce poste celle que personne n’aura eu avant eux : « Tu devrais chercher un autre emploie qui te conviendrait mieux, au lieu de te plaindre !»  Je répondrai : comment chercher un du travail lorsque votre chef de service vous dit chaque jour que ce que vous faites n’est pas bien ? Comment aller vendre ses compétences, alors que vous ne savez même plus si vous travaillez correctement ?

Je ne suis pas énarque et loi d’être érudit, je n’ai pas de solution miracle, mais je me demande ce qui se passerait : Si nous n’allions plus aux caisses sans caissière ?  Si au lieu de commander des trucs sur des sites qui nous livre et nous débitent en moins de 48 heures nous prenions le temps d’aller, chez les commerçants qui sourient et fond les papiers cadeaux ? Si au lieu d’aller au fastfood débarrasser nous-mêmes nos plateaux, faire nous-mêmes nos commandes à la borne nous prenions le temps d’aller au restaurant (moins souvent mais mieux) ? Si au lieu de prendre un abonnement à la salle de sport nous emmenions nos enfants au parc ? Si au lieu d’aller au supermarché bio nous allions le weekend ramasser des châtaignes et des champignons ?  Si au lieu de payer trois balles un aller/retour pour finir sur une plage bétonnée avec les pieds du voisin dans la tronche nous prenions le temps d’aller voir « Mamie du Pêchereau » qui fait des confitures de melons verts?

Est-ce que nous ne nous imposons pas nous-même ces rythmes de travail car nous voulons posséder trop de choses et aller trop vite ?

Note pour plus tard : Annuler mes commandes chez Mamazon, La ReBelge et Sachauza et prendre le temps de faire des confitures de tomates vertes avec « Mamie du Pêchereau » !

#fuck_la_conso

#burnout  #burne_out

# Syndrome_d_epuisement_professionnel  

#prenons_le_temps_de_vivre

#Ste_Le

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