Valentine Day

 

Une de mes amies est née le 14 février par manque d’inspiration (en fait, j’avais oublié son anniversaire, merci Facebook pour cette petite application) je me suis retrouvée le jour de la Saint Valentin chez le fleuriste à 18 h 00 en même temps qu’une bande de grands dadais de tous âges, étêtés, penauds et inquiets.

Chaque fois que la fleuriste prend une rose, ils soufflent en chœur et échangent des regards inquiets. Il faut dire qu’à ce moment précis ils viennent de faire un rapide calcul dans leur tête qui ne leur laisse pas présager une bonne soirée à savoir : – « Il reste 23 roses et 12 mecs devant moi, quelle est la probabilité pour que j’arrive à en ramener au moins une à Moumoune ? Aucune !! »

Il faut avouer que les Moumounes sont rancunières à mort ! Ils savent bien que s’ils se loupent ce soir-là :

1- Toutes les prochaines Saint Valentin ils le reprendront dans les dents même si plus tard, ils offrent un voyage à Venise, ou font une demande en mariage.

2- Ils n’auront pas le plaisir de voir Madame dans ses dessous rouges (Oui il y a même un code couleur pour ce soir-là… ça me dépasse aussi mais c’est comme ça)

3- Pour une fois qu’elle aurait été d’accord pour la bagatelle, sans trop batailler… la loose.

Alors les pauvres Valentins prient pour que le Blaireau devant eux, prenne une orchidée, des pâquerettes, des marguerites… tout sauf des roses (plus tard, ils revoient même leurs prétentions à la baisse et prie pour qu’il reste des fleurs tout court quand leur tour viendra). Un homme dans la file prétexte une blessure de guerre pour en doubler un autre, les esprits s’échauffent, mais la fleuriste qui connaît bien son métier et qui surtout ne veut pas louper la plus belle journée de l’année envoie son mari sortir trois gros vases plein de roses de la chambre froide (ils reprennent tous des couleurs). Bref pour celles qui s’inquiéteraient, tous les Messieurs ce soir-là sont repartis avec leur bouquet de roses rouges, exception faite de celui qui avait fait demi-tour une heure plus tôt espérant trouver un autre point de vente, le pauvre est revenu pour voir la fleuriste fermer le rideau.

J’imagine qu’il aura réussi calmer Moumoune en l’invitant au restaurant. Il regrettera rapidement cette idée, ils finiront dans un restaurant bondé de monde, à 200 € le menu sans les vins, servies par un serveur excédé et désagréable, Ramoucho un roumain déguisé en fleur lui vendra une rose aux pétales aussi tristes que le reste de la soirée (mais Moumoune aura eu sa rose et il pourra peut-être voir ses dessous rouges, si elle n’a pas bu trop de champagne)

C’est quand même fou qu’une fête dédiée à l’amour et au couple génère autant de stress, pour faire plaisir à l’élu de son cœur, quel casse-tête. Que choisir ?

– Pour Madame un épilateur, des sous-vêtements, un parfum, une casserole, des fleurs, un poisson qui chante quand tu passes devant, un Thermo mix ? (Chéri, je te préviens il y a au moins trois de ces cadeaux qui pourraient être la cause d’un drame conjugal)

– Pour Monsieur un caleçon, un parfum, une mallette à outils, une pince pour attraper les saucisses sur la grille du barbecue, une tondeuse, une perceuse ? (Je sais Chéri pour trois d’entre eux tu friserais également le drame conjugal).

Comme l’a dit un célèbre penseur de réseau social : Pour la Saint Valentin au lieu d’essayer d’acheter l’amour, faites l’amour.

Où acheter ses meubles « Vintage » ?

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Les meubles vintages sont fabuleux parce qu’ils sont régressifs et qu’ils vous ramènent dans la cuisine de mémé Rose pendant qu’elle préparait vos tartines Pain/beurre saupoudré de Benco, elle vous regardait les engloutir un sourire aux lèvres en buvant dans un mazagran sa chicorée additionnée d’un trait de lait en poudre Régilait. Mais ceux-ci ont également le désavantage d’être à la mode, nos souvenirs d’enfances jadis kitschs et désuets sont aujourd’hui prisés et de moins en moins bon marché. Savoir choisir entre les meubles faussement vieillis mais plus abordables des boutiques d’ameublement, les meubles de créateurs, les vide-greniers, Emmaüs… n’est pas chose aisée, il faut prendre en compte : votre style, vos envies et votre budget.

IKEA : Nos amis suédois savent surfer sur les modes et ont flairé le marché, ils proposent des meubles faussement vieillis sympas, bon marché et ergonomiques (L’ergonomie exclue cependant le montage chez les Nordistes, à noter si vous êtes en couple qu’il est difficile de les monter à deux sans divorcer au moins une fois, privilégiez l’option montage en solo, n’excluez cependant pas totalement le conjoint ou la conjointe il/elle peut s’avérer utile en cas de blessure pour poser un garrot ou appeler le SAMU). Ils ont en revanche le désavantage d’être diffusé à grande échelle, il est donc plus que probable que vous retrouviez les mêmes chez vos copines du quartier, de plus ceux-là n’auront pas le même cachet qu’un meuble vintage restauré.

Les vide-greniers : Aujourd’hui les particuliers vérifient sur internet, avant de vendre « les croûtes » qui traînaient dans le grenier de Tata Lucette, même si vous pouvez y trouver du vrai vintage en bon état avec du corps et de l’âme. Les particuliers en connaissent la valeur voir la surestime : Non une assiette Vielar ne vaut pas le même prix qu’une assiette Vieillard de même qu’un couvre-lit en toile de Jouie ne vaut pas le même prix qu’un couvre-lit en toile de Jouy (Encore que le premier « Jouie » pour un couvre-lit…).

Les magasins Emmaüs : Regorgent de contenus de greniers de grand-mère, sous la poussière, si vous aimez fouiller vous pourrez trouver de petites perles mais, ces adresses sont courues chez les « Bobos » qui aiment l’idée (et on les comprend) de faire une bonne action, tout en donnant une seconde vie à un objet (plus écolo) et au passage y faire une bonne affaire. Il faut donc y aller régulièrement fouiner.

Les boutiques branchouilles : Même si la plupart de ces boutiques affichent de bonnes intentions : Recyclage, commerce équitable, bio, fait main, fabriqué en France… Leurs propriétaires eux ne sont pas toujours bien intentionnés, il n’est pas utile de contracter un crédit Cofinoga pour acheter une étagère en pin, poncée, laquée de peinture métal sur laquelle ont été apposées trois petites touches orange pour faire « Genre » de la rouille et ce pour la modique somme de 9 999 € !!. Alors que la grande prêtresse du Home Staging sur M6 propose un Tuto pour faire la même à moins de 100 € (Moi je me méfie de ses conseils car elle repeint les cuisines des futurs expropriés sans enlever les meubles ou les radiateurs avant !)

Il existe encore d’autres possibilités, customiser des meubles basiques en les vieillissants, fouiller dans le grenier de la maison familial, le bon coin…